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SYNTHÈSES

 

L'UNAAPE tient à jour une synthèse de différentes publications du Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche.

Un revue de presse prend également place dans ces colonnes. Bien entendu, Les articles qui y figurent concernent l'éducation. Les phrases importantes ont une couleur réhaussée.

Les dernières publications (depuis la mise-à-jour précédente du site) sont présentées sur fonds jaune, les autres informations sont affichées sur fond bleu.


Tous ces sujets sont listés du plus récent, en haut, au plus ancien, en bas.

Revue de presse

 

 

Article paru dans
Le Monde,
édition du 09.06.05

Avec AFP et Reuters

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier ministre, Dominique de Villepin, a affirmé, mercredi 8 juin à l'Assemblée nationale, vouloir "fixer les repères, tracer la voie, remettre la France en marche".

Le chef du gouvernement a reconnu, lors de son discours de politique générale, que les Français avaient exprimé lors du référendum du 29 mai "leurs souffrances, leurs impatiences, leurs colères". "Avec vous, représentants de la nation, je veux fixer les repères, tracer la voie, remettre la France en marche."

La France reste "engagée dans le projet européen" et la victoire du non au récent référendum sur la Constitution européenne ne doit pas être interprétée "comme le signal d'un isolement français", a aussi affirmé le premier ministre. Selon lui,  la victoire du non, "n'est pas l'expression d'une France contre une autre".

Il a annoncé que "le cap des lois votées par le Parlement", notamment sur l'école, sous l'ère de Jean-Pierre Raffarin, "sera tenu", en rendant hommage à son prédécesseur.

Le premier ministre a ensuite déclaré qu'il ne fallait pas "choisir entre volonté et liberté d'entreprendre" et que lui-même optait "résolument" pour "le parti de l'action", "sans préjugé ni dogmatisme".

Selon lui, le gouvernement dispose de "marges de manœuvre budgétaire étroites" et qu'il faut "les reconquérir pas à pas".

"LA BATAILLE DE L'EMPLOI"

Mais il a souligné qu'il entendait "gagner la bataille de l'emploi" et que "toutes les forces de (son) gouvernement seront engagées" dans ce combat.

A cette fin, il a annoncé que les allégements de charges n'étaient "pas remis en cause" en confirmant sa volonté de "parvenir à la suppression des charges patronales de Sécurité sociale au niveau du smic à l'horizon 2007".

Il s'est engagé à employer "tous les instruments" pour favoriser "l'investissement et le pouvoir d'achat", tout en prenant l'engagement que "les dépenses n'évolueront pas plus vite que l'inflation en 2006".

Il a aussi annoncé le lancement, "à compter du 1er septembre", d'un "nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée, le contrat nouvelle embauche", conciliant "plus de souplesse pour l'employeur et de nouvelles sécurités pour le salarié".

Il a indiqué qu'il allait proposer le versement par l'Etat d'une prime de 1 000 euros aux personnes "au chômage depuis plus d'un an et bénéficiant de minima sociaux" qui reprendront une activité. En outre, les jeunes prenant un emploi dans un secteur "connaissant des difficultés de recrutement" bénéficieront d'un crédit d'impôt de 1 000 euros.

Sera parallèlement créer un "chèque-emploi pour les très petites entreprises" afin de "simplifier l'acte d'embauche" .

Il a proposé que, pour "alléger les obligations financières pesant sur les entreprises", l'Etat prenne "en charge les cotisations supplémentaires dues à partir du dixième salarié".

Il a demandé que les "dispositifs" existant pour sanctionner les "abus" de chômeurs en recherche d'emploi soient "appliqués par le service public".

La France va consacrer à l'emploi un "effort supplémentaire de 4,5 milliards d'euros en 2006", a-t-il lancé.

De plus, il a annoncé une "pause dans la baisse de l'impôt sur le revenu".

Il a aussi prévenu qu'il allait demander au Parlement, en juin, l'autorisation de prendre par ordonnances "avant le 1er septembre" des mesures d'ordre législatif sur l'emploi.

"LES GRANDS CHANTIERS D'INFRASTRUCTURES"

Par ailleurs, concernant Gaz de France, il a estimé que la compagnie devait pouvoir "ouvrir son capital" et lever des fonds "au plus vite" et que le processus d'augmentation du capital d'EDF "se poursuive".

Il a aussi dit qu'il voulait "relancer les grands chantiers d'infrastructures", notamment ferroviaires et routiers.

Il a annoncé que, dans le domaine du logement, "les cessions de terrain aux bailleurs sociaux seront exonérées de plus-values".

Il a présenté aussi  son intention de "mener à son terme la réforme de la loi Galland afin de faire profiter les consommateurs d'une baisse des prix de la vie quotidienne".

Il a annoncé que "15 000 places de crèches supplémentaires seront prochainement créées".

Concernant l'école, il a demandé au ministre de l'éducation, Gilles de Robien, de "mettre en œuvre la loi sur l'école dans un esprit de dialogue avec la communauté éducative".

Il a prévenu qu'"avant l'été, chaque ministre se dotera des instruments de mesure des résultats de sa politique, dont le Parlement sera juge" et qu'il devra "les communiquer régulièrement aux Français". Il a demandé au ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, de poursuivre la "lutte difficile" contre les violences, les trafics et de "mieux protéger nos concitoyens contre les multirécidivistes".

Il a déclaré que la France, pays fondateur de l'Europe, "tiendra toute sa place au sein de l'Union" et "respectera ses engagements". 

LE RISQUE DE "L'IMMOBILISME ET LA DIVISION"

Pour conclure, il s'est adressé à sa majorité en déclarant qu'"aujourd'hui, notre plus grand risque, c'est l'immobilisme et la division" et "notre premier devoir, le rassemblement". "Face à des difficultés sans précédent, j'ai besoin de vous. Je serai sans cesse à l'écoute de vos propositions, de vos suggestions, de vos critiques aussi. Parce que les défis que nous avons à relever exigent autant de détermination que d'humilité, parce que, je le sais, chacune et chacun d'entre vous, au-delà des différences politiques, a chevillé au corps l'intérêt national. (...) Je veux que les parlementaires de la majorité sachent que le travail considérable qu'ils accomplissent m'est indispensable. Tous ensemble, nous allons répondre à l'attente des Français."

S'adressant également "aux parlementaires de l'opposition", il a voulu "assurer qu'(il) travaillera avec eux dans un esprit constructif". "Je veux dire à chaque Française et à chaque Français que c'est de tout mon cœur et de toutes mes forces que je me dévouerai à leur service. Je veux leur dire ma confiance dans les atouts, dans les chances et dans le destin de la France."

Son discours a duré 53 minutes.

 

Revue de presse

 

 

Article paru dans
Le Monde,
édition du 09.06.05

 

Patrick Roger

 

 

 

 

 

 

Avant son grand oral dans l'Hémicycle, Dominique de Villepin a pris le soin, durant toute la journée du mardi 7 juin, de consulter les parlementaires de la majorité. De les "écouter" , maître mot de cette série de rencontres. Entouré de son directeur de cabinet et de sa conseillère parlementaire, M. de Villepin a consciencieusement pris note des propositions, idées et préoccupations formulées par chacun des intervenants, posant "des questions précises" , "très attentif" , "sans rien dévoiler de ses intentions" , selon plusieurs des invités.

C'est à l'Assemblée que l'attend l'épreuve la plus délicate. Peu après 17 h 30, la voiture du premier ministre se gare devant le perron de l'Hôtel de Lassay, au pied duquel l'attend Jean-Louis Debré. Après s'être entretenus en tête à tête, c'est ensemble qu'à 18 heures, ils gagnent, par les jardins, la salle Colbert, où est réuni le groupe UMP. La salle est pleine à craquer. "On n'avait jamais vu autant de monde" , confie une habituée des lieux. L'ambiance lourde, tendue à l'extrême, de l'avis de tous les participants interrogés à la sortie.

Des applaudissements convenus saluent l'arrivée du chef du gouvernement, qui s'assoit à la tribune entre M. Debré et le président du groupe, Bernard Accoyer. A l'autre bout de la tribune, séparé d'eux par deux sièges vides, est assis le président de l'UMP et numéro deux du gouvernement, Nicolas Sarkozy. La quasi-totalité des membres du gouvernement est présente.

Après une brève introduction de M. Accoyer, M. de Villepin prend la parole durant une vingtaine de minutes, insistant sur la "gravité du moment" et la nécessité de "se rassembler" . Il s'applique également à dispenser ces attentions auxquelles les parlementaires sont supposés être sensibles : "J'ai donné des instructions pour que les membres du gouvernement répondent aux demandes que vous leur adressez et j'y veillerai." Mais, sur le fond, il ne livre rien de nouveau, ni de précis quant à ses intentions.

"NE VOUS LAISSEZ PAS INTOXIQUER"

Il doit alors essuyer une première salve de questions, parfois posées sans ménagement. Toujours cornaqué par M. Debré, qui lui présente chaque intervenant, M. de Villepin répond à chacun d'entre eux en l'appelant pas son prénom et en utilisant le tutoiement, soulignant ainsi le souci de proximité qu'il veut établir avec les élus. A Michel Piron et Marc Laffineur, qui s'inquiètent quant à l'application de la loi Fillon sur l'école ou la mise en place du médecin traitant, le premier ministre assure que, "contrairement à ce qui a été dit, la loi sera appliquée et le calendrier sera tenu" . "Ne vous laissez pas intoxiquer par les uns ou par les autres" , ajoute-t-il. Rappelant que "beaucoup a été fait" par son prédécesseur, il estime nécessaire de passer à "une nouvelle étape" .

Intervient alors M. Sarkozy, qui affirme son soutien au gouvernement et appelle la majorité à le soutenir. Le ministre de l'intérieur ajoute qu'"il faut une rupture" . "J'approuve les mesures de Dominique" , prend-il soin de préciser, mais il met en garde contre une mobilisation exclusive sur l'emploi qui négligerait les questions de sécurité et d'immigration, dont il estime qu'elles sont "au coeur des préoccupations des Français" . Des députés comme Thierry Lazaro ou Edouard Jacque font part de leur "déception" , après "dix ans de promesses non tenues" .

M. de Villepin reprend la parole, précisant qu'à ses yeux "il n'est pas question de continuer comme si rien ne s'était passé le 29 mai" . "J'ai besoin de vous tous" , conclut-il, précisant qu'il comptait "agir vite" . "Je vais avoir une très longue nuit" , ajoute-t-il, avant de s'attarder quelques instants à la questure avec les députés de l'UMP conviés à un cocktail. "Il nous a écoutés, mais est-ce qu'il nous a entendus ? On verra demain" , résume Pierre Morange à la sortie. "Il a du boulot pour rétablir la confiance" , lâche Hervé Novelli. "Comme il a dit oui à tout le monde, il devrait y en avoir au moins la moitié de déçus" , ajoute le chef de file des réformateurs

Études statistiques de la Direction de la programmation et du développement

• 03 15 – Le plan social étudiant :
Le plan social étudiant correspond à l’attribution des aides financière du ministère réservées aux étudiants les plus défavorisés, et constituées à 97 % par les bourses accordées sur la base de critères sociaux (revenus et charges déclarées par leur famille).
Le plan social étudiant a permis d’augmenter de 20 % le nombre d’étudiants bénéficiant d’une aide financière du Ministère. Cette aide couvre aujourd’hui 30% de la population étudiante (1 655 000), mais la répartition des aides, montre de fortes disparités entre les académies révélant ainsi une répartition géographique de la précarité du milieu étudiant .

• 03 16 – L’évolution des effectifs des agents non-titulaires dans les établissements du 2e degré :
Les agents non-titulaires représentent 7% du total des enseignants en établissements publics du second degré, et sont composés de maîtres auxiliaires et des professeurs contractuels.
L’effectif des agents non-titulaires est en augmentation de 8% avec cependant une forte tendance de diminution du nombre de maîtres auxiliaires au profit des professeurs contractuels. Les agents non-titulaires ont un taux de féminisation et une moyenne d’âge inférieurs à celui des enseignants titulaires (53,5 % contre 57,2 %, et 34,6 ans contre 43,5 ans). Les hommes assurent majoritairement l’enseignement de la technologie et des mathématiques, les femmes celui des langues vivantes et des lettres.

• 03 17 – Les concours de recrutement des enseignants du 2e degré (session 2001) :
Les concours de recrutement permettent de combler les postes d’enseignements ouverts par le ministère.
Pour 2001, les concours concernaient 19 000 postes : 2 900 à l’agrégation (soit +1,7 % par rapport à 2000), 9 550 au CAPES (+3,1 %), 1 425 au CAPEPS (+4 %), 1 250 au CAPET (-5,7 %) et 3 875 au CAPLP (-2,1 %).
Le nombre des admis aux concours externes augmente de 17 %, avec 80% d’admis en provenance du monde étudiant. Pour les concours internes le nombre des admis diminue (-15 %), avec 50% d’admis chez les agents non-titulaires. Près de 20 % des lauréats sont issus de l’Île-de-France, les femmes sont majoritaires (57,3 %) et l’age moyen des admis s’établit à 28,4 ans.

• 03 18 – Les politiques en faveur de l’éducation à l’orientation en collège et lycée général et technologique :
Les politiques en faveur de l’éducation à l’orientation ont comme objectif d’offrir aux élèves une meilleure connaissance de l’environnement économique et social et des activités professionnelles, ainsi que des systèmes de formation. Elles impliquent des acteurs au niveau académique, départemental, des bassins/districts et des établissements.

La mise en œuvre de l’éducation à l’orientation n’est effective que dans 55 % des collèges et 37 % des lycées. L’enquête fait apparaître des difficultés organisationnelles dans les CIO, dans la conception d’une politique globale, et de contraintes dans les établissements, où la priorité des enseignants est accordée aux programmes disciplinaires. Les freins semblent être davantage d’ordre fonctionnel (divergences sur les approches de l’orientation, difficulté à travailler en équipe) que matériel (carence d’information, manque de formation, insuffisances de budget de fonctionnement, d’outils pédagogiques).
Les aides reçues des établissements sont essentiellement de proximité, fournies par les départements et surtout des bassins/districts. Les actions entreprises dans les établissements qui formalisent un programme pour l’éducation à l’orientation montre un effet positif sur les élèves particulièrement en troisième et terminale.

• 03 19 – L’évaluation des compétences des élèves de CE2 en septembre 2002 :
L’évaluation diagnostique en début de CE2 a été réalisée pour la quatorzième année consécutive. Elle permet aux enseignants d’avoir une meilleure appréciation de certaines compétences en français et en mathématiques, et constitue un outil professionnel pour repérer les points forts et les points faibles de leurs élèves et mettre en place des situations pédagogiques adaptées.
En français, les filles réussissent mieux que les garçons, particulièrement à l’écrit dans la capacité à produire un texte. En mathématiques les filles obtiennent les même résultats que les garçons tout en réussissant moins bien les items de numération écrite et orale.
Les élèves scolarisés en ZEP ont un taux de réussite inférieur de 10 points en français et de 7 points en mathématiques par rpport aux élèves scolarisés hors ZEP/REP.
L’étude révèle que la population des 10 % d’élèves à faibles résultats ont des difficultés dans la justification de leurs réponses, ainsi que dans l’analyse d’une situation et la contruction d’une démarche.

• 03 20 – L’évaluation des compétences des élèves de sixième en septembre 2002 :
L’évaluation diagnostique en début de sixième a été réalisée pour la quatorzième année consécutive. Elle permet aux enseignants d’avoir une meilleure appréciation de certaines compétences en français et en mathématiques, et constitue un outil professionnel pour repérer les points forts et les points faibles de leurs élèves et mettre en place des situations pédagogiques adaptées.
L’étude fait la synthèse globale de l’évaluation et révèle une diversité des réussites. En français, les scores sont plus élevés en lecture qu’en écriture, où 50 % des élèves éprouvent des difficultés à segmenter un texte en paragraphes. En mathématiques, les difficultés concernent le traitement des problèmes numériques où les écarts sont les plus importants et semblent provenir de difficultés à selectionner/interpréter les données de l’énoncé, ainsi qu’à organiser une démarche. Le taux de réussite pour les élèves scolarisés en ZEP est très nettement inférieur à celui obtenu par les élèves scolarisés hors ZEP/REP avec 12 points de moins en français et 14 points en mathématiques.


• 03 21 – L’évaluation des compétences des élèves de cinquième en septembre 2002 :
L’évaluation diagnostique en début de cinqième a été réalisée pour la première fois cette année. Elle permet aux enseignants d’avoir une meilleure appréciation de certaines compétences en français et en mathématiques, et constitue un outil professionnel pour repérer les points forts et les points faibles de leurs élèves et mettre en place des situations pédagogiques adaptées.
En français, les filles réussissent sig
nificativement mieux que les garçons. Les items concernant la compréhension d’un texte sont globalement mieux réussis que les items concernant la production d’un texte où les élèves ne tiennent compte de d’une partie des éléments proposés dans le sujet dès lorsqu’il deviennent nombreux.
En mathématiques, le protocole est très discrimant, le nombre de non-réponses élevé et les écarts entre les élèves les plus forts et les plus faibles sont très importants. La capacité « Rechercher l’information, l’interpréter, la reformuler » est la moins développée par les élèves.
Les élèves scolarisés en ZEP ont en moyenne un taux de réussite inférieur de 8 points en français et de 11 points en mathématiques par rapport aux élèvesscolarisés hors ZEP/REP.