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Revue de presse
Article
paru dans Avec AFP et Reuters
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Le premier ministre, Dominique de Villepin, a affirmé, mercredi 8 juin à l'Assemblée nationale, vouloir "fixer les repères, tracer la voie, remettre la France en marche". Le chef du gouvernement a reconnu, lors de son discours de politique générale, que les Français avaient exprimé lors du référendum du 29 mai "leurs souffrances, leurs impatiences, leurs colères". "Avec vous, représentants de la nation, je veux fixer les repères, tracer la voie, remettre la France en marche." La France reste "engagée dans le projet européen" et la victoire du non au récent référendum sur la Constitution européenne ne doit pas être interprétée "comme le signal d'un isolement français", a aussi affirmé le premier ministre. Selon lui, la victoire du non, "n'est pas l'expression d'une France contre une autre". Il a annoncé que "le cap des lois votées par le Parlement", notamment sur l'école, sous l'ère de Jean-Pierre Raffarin, "sera tenu", en rendant hommage à son prédécesseur. Le premier ministre a ensuite déclaré qu'il ne fallait pas "choisir entre volonté et liberté d'entreprendre" et que lui-même optait "résolument" pour "le parti de l'action", "sans préjugé ni dogmatisme". Selon lui, le gouvernement dispose de "marges de manœuvre budgétaire étroites" et qu'il faut "les reconquérir pas à pas". "LA BATAILLE DE L'EMPLOI" Mais il a souligné qu'il entendait "gagner la bataille de l'emploi" et que "toutes les forces de (son) gouvernement seront engagées" dans ce combat. A cette fin, il a annoncé que les allégements de charges n'étaient "pas remis en cause" en confirmant sa volonté de "parvenir à la suppression des charges patronales de Sécurité sociale au niveau du smic à l'horizon 2007". Il s'est engagé à employer "tous les instruments" pour favoriser "l'investissement et le pouvoir d'achat", tout en prenant l'engagement que "les dépenses n'évolueront pas plus vite que l'inflation en 2006". Il a aussi annoncé le lancement, "à compter du 1er septembre", d'un "nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée, le contrat nouvelle embauche", conciliant "plus de souplesse pour l'employeur et de nouvelles sécurités pour le salarié". Il a indiqué qu'il allait proposer le versement par l'Etat d'une prime de 1 000 euros aux personnes "au chômage depuis plus d'un an et bénéficiant de minima sociaux" qui reprendront une activité. En outre, les jeunes prenant un emploi dans un secteur "connaissant des difficultés de recrutement" bénéficieront d'un crédit d'impôt de 1 000 euros. Sera parallèlement créer un "chèque-emploi pour les très petites entreprises" afin de "simplifier l'acte d'embauche" . Il a proposé que, pour "alléger les obligations financières pesant sur les entreprises", l'Etat prenne "en charge les cotisations supplémentaires dues à partir du dixième salarié". Il a demandé que les "dispositifs" existant pour sanctionner les "abus" de chômeurs en recherche d'emploi soient "appliqués par le service public". La France va consacrer à l'emploi un "effort supplémentaire de 4,5 milliards d'euros en 2006", a-t-il lancé. De plus, il a annoncé une "pause dans la baisse de l'impôt sur le revenu". Il a aussi prévenu qu'il allait demander au Parlement, en juin, l'autorisation de prendre par ordonnances "avant le 1er septembre" des mesures d'ordre législatif sur l'emploi. "LES GRANDS CHANTIERS D'INFRASTRUCTURES" Par ailleurs, concernant Gaz de France, il a estimé que la compagnie devait pouvoir "ouvrir son capital" et lever des fonds "au plus vite" et que le processus d'augmentation du capital d'EDF "se poursuive". Il a aussi dit qu'il voulait "relancer les grands chantiers d'infrastructures", notamment ferroviaires et routiers. Il a annoncé que, dans le domaine du logement, "les cessions de terrain aux bailleurs sociaux seront exonérées de plus-values". Il a présenté aussi son intention de "mener à son terme la réforme de la loi Galland afin de faire profiter les consommateurs d'une baisse des prix de la vie quotidienne". Il a annoncé que "15 000 places de crèches supplémentaires seront prochainement créées". Concernant l'école, il a demandé au ministre de l'éducation, Gilles de Robien, de "mettre en œuvre la loi sur l'école dans un esprit de dialogue avec la communauté éducative". Il
a prévenu
qu'"avant l'été, chaque ministre
se dotera des instruments de mesure des résultats de sa politique,
dont le Parlement sera juge" et qu'il devra "les
communiquer régulièrement aux Français". Il
a demandé au ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy,
de poursuivre la "lutte difficile" contre les violences,
les trafics et de "mieux protéger nos concitoyens contre
les multirécidivistes". LE RISQUE DE "L'IMMOBILISME ET LA DIVISION" Pour conclure, il s'est adressé à sa majorité en déclarant qu'"aujourd'hui, notre plus grand risque, c'est l'immobilisme et la division" et "notre premier devoir, le rassemblement". "Face à des difficultés sans précédent, j'ai besoin de vous. Je serai sans cesse à l'écoute de vos propositions, de vos suggestions, de vos critiques aussi. Parce que les défis que nous avons à relever exigent autant de détermination que d'humilité, parce que, je le sais, chacune et chacun d'entre vous, au-delà des différences politiques, a chevillé au corps l'intérêt national. (...) Je veux que les parlementaires de la majorité sachent que le travail considérable qu'ils accomplissent m'est indispensable. Tous ensemble, nous allons répondre à l'attente des Français." S'adressant également "aux parlementaires de l'opposition", il a voulu "assurer qu'(il) travaillera avec eux dans un esprit constructif". "Je veux dire à chaque Française et à chaque Français que c'est de tout mon cœur et de toutes mes forces que je me dévouerai à leur service. Je veux leur dire ma confiance dans les atouts, dans les chances et dans le destin de la France." Son discours a duré 53 minutes.
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Revue de presse
Article
paru dans
Patrick Roger
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Avant son grand oral dans l'Hémicycle, Dominique de Villepin a pris le soin, durant toute la journée du mardi 7 juin, de consulter les parlementaires de la majorité. De les "écouter" , maître mot de cette série de rencontres. Entouré de son directeur de cabinet et de sa conseillère parlementaire, M. de Villepin a consciencieusement pris note des propositions, idées et préoccupations formulées par chacun des intervenants, posant "des questions précises" , "très attentif" , "sans rien dévoiler de ses intentions" , selon plusieurs des invités. C'est à l'Assemblée que l'attend l'épreuve la plus délicate. Peu après 17 h 30, la voiture du premier ministre se gare devant le perron de l'Hôtel de Lassay, au pied duquel l'attend Jean-Louis Debré. Après s'être entretenus en tête à tête, c'est ensemble qu'à 18 heures, ils gagnent, par les jardins, la salle Colbert, où est réuni le groupe UMP. La salle est pleine à craquer. "On n'avait jamais vu autant de monde" , confie une habituée des lieux. L'ambiance lourde, tendue à l'extrême, de l'avis de tous les participants interrogés à la sortie. Des applaudissements convenus saluent l'arrivée du chef du gouvernement, qui s'assoit à la tribune entre M. Debré et le président du groupe, Bernard Accoyer. A l'autre bout de la tribune, séparé d'eux par deux sièges vides, est assis le président de l'UMP et numéro deux du gouvernement, Nicolas Sarkozy. La quasi-totalité des membres du gouvernement est présente. Après une brève introduction de M. Accoyer, M. de Villepin prend la parole durant une vingtaine de minutes, insistant sur la "gravité du moment" et la nécessité de "se rassembler" . Il s'applique également à dispenser ces attentions auxquelles les parlementaires sont supposés être sensibles : "J'ai donné des instructions pour que les membres du gouvernement répondent aux demandes que vous leur adressez et j'y veillerai." Mais, sur le fond, il ne livre rien de nouveau, ni de précis quant à ses intentions. "NE VOUS LAISSEZ PAS INTOXIQUER" Il doit alors essuyer une première salve de questions, parfois posées sans ménagement. Toujours cornaqué par M. Debré, qui lui présente chaque intervenant, M. de Villepin répond à chacun d'entre eux en l'appelant pas son prénom et en utilisant le tutoiement, soulignant ainsi le souci de proximité qu'il veut établir avec les élus. A Michel Piron et Marc Laffineur, qui s'inquiètent quant à l'application de la loi Fillon sur l'école ou la mise en place du médecin traitant, le premier ministre assure que, "contrairement à ce qui a été dit, la loi sera appliquée et le calendrier sera tenu" . "Ne vous laissez pas intoxiquer par les uns ou par les autres" , ajoute-t-il. Rappelant que "beaucoup a été fait" par son prédécesseur, il estime nécessaire de passer à "une nouvelle étape" . Intervient alors M. Sarkozy, qui affirme son soutien au gouvernement et appelle la majorité à le soutenir. Le ministre de l'intérieur ajoute qu'"il faut une rupture" . "J'approuve les mesures de Dominique" , prend-il soin de préciser, mais il met en garde contre une mobilisation exclusive sur l'emploi qui négligerait les questions de sécurité et d'immigration, dont il estime qu'elles sont "au coeur des préoccupations des Français" . Des députés comme Thierry Lazaro ou Edouard Jacque font part de leur "déception" , après "dix ans de promesses non tenues" . M. de Villepin reprend la parole, précisant qu'à ses yeux "il n'est pas question de continuer comme si rien ne s'était passé le 29 mai" . "J'ai besoin de vous tous" , conclut-il, précisant qu'il comptait "agir vite" . "Je vais avoir une très longue nuit" , ajoute-t-il, avant de s'attarder quelques instants à la questure avec les députés de l'UMP conviés à un cocktail. "Il nous a écoutés, mais est-ce qu'il nous a entendus ? On verra demain" , résume Pierre Morange à la sortie. "Il a du boulot pour rétablir la confiance" , lâche Hervé Novelli. "Comme il a dit oui à tout le monde, il devrait y en avoir au moins la moitié de déçus" , ajoute le chef de file des réformateurs |
| Études statistiques de la Direction de la programmation et du développement | •
03 15 – Le plan social étudiant : • 03 16 – L’évolution
des effectifs des agents non-titulaires dans les établissements du
2e degré : • 03 17 – Les concours
de recrutement des enseignants du 2e degré (session 2001) : • 03 18 – Les politiques
en faveur de l’éducation à l’orientation en
collège et lycée général
et technologique : • 03 19 – L’évaluation
des compétences des élèves de CE2 en septembre
2002 : • 03 20 – L’évaluation
des compétences des élèves de sixième en
septembre 2002 :
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